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Sélection à l'Université. Ça coince maintenant...

Une réforme mise en place à la rentrée perturbe les inscriptions au niveau bac + 4. Des étudiants galèrent pour trouver une place…

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A l'heure de s'inscrire pour la rentrée, de nombreux étudiants voient les portes des universités se fermer une à une. (illustration) AFP

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Décidément, l’été est bien compliqué pour les étudiants. Après le feuilleton des 65 000 bacheliers qui n’ont toujours pas trouvé de formation sur le site d’Admission post-bac (APB), ce sont des dizaines d’étudiants à bac  + 3 qui n’arrivent pas à décrocher une formation en master 1 (bac  + 4).
Comme Pauline, qui vient d’obtenir une licence de tourisme et loisirs à l’université d’Angers (Maine-et-Loire). Pour l’instant, elle n’a pas de place. « A quelques jours de mes partiels, j’ai reçu une notification de refus en master 1 car ma lettre de motivation n’était pas assez bonne, et qu’il n’y a pas assez de place  », détaille celle qui a obtenu sa licence avec plus de 14/20 de moyenne.

Cet embouteillage est dû à une nouvelle réforme, votée l’hiver dernier et applicable dès cette rentrée pour tous les diplômes à l’exception de psychologie et droit qui bénéficient encore d’au moins une année de répit. Auparavant, les universités pouvaient sélectionner leurs étudiants entre la première année de master (bac+4) et la seconde (bac+5). Depuis la réforme, la sélection s’effectue entre la fin de la licence (L 3) et la première année de master. Charge aux universités de définir une capacité d’accueil et des critères d’admission pour chaque formation. Afin d’éviter d’être débordés, la plupart des facs placent la barre très haut et limitent drastiquement le nombre de places.

Le droit à la poursuite d’études inscrit dans la loi


En contrepartie de la réforme, un droit à la poursuite d’études est garanti pour tous les étudiants ayant décroché une licence. S’ils ne reçoivent aucune réponse positive, ils peuvent toutefois demander au recteur de leur académie de leur proposer au moins trois propositions dans un master, toujours au nom du droit à poursuivre des études.

Mais pour Pauline, faire appel au recteur n’est pas si simple car « il faut attendre d’être refusé partout. Or, toutes les universités n’ont pas le même calendrier, continue l’étudiante. On n’est au courant de rien, on ne connaît pas les critères de sélection ».

Du côté du ministère, on se veut rassurant : « Sur les 130 000 diplômés de licence, il y aura 96 000 potentiels candidats à un master et, pour le moment, les rectorats n’ont reçu que 1 016 demandes complètes pour obtenir une admission. »

Un site Internet, Trouver mon master*, regroupe toutes les formations proposées par les universités pour que les étudiants trouvent les informations pratiques sur leur formation.

C’est pourtant principalement ce manque d’information qui est critiqué par les organisations étudiantes. « Les contraintes sont trop importantes, critique Abdoulaye Diarra, vice-président de l’Union nationale des étudiants de France (Unef). Le ministère ne communique pas. » Il s’étonne des chiffres du gouvernement : « Les rattrapages vont jusqu’en septembre, c’est impossible de savoir combien d’étudiants auront validé une licence aujourd’hui. » Mais il se réjouit de l’inscription du droit à la poursuite des études dans la loi, tout comme Tarek Mahraoui, vice-président de la Fédération des associations générales étudiantes (Fage).

En attendant, comme Pauline, ce sont des dizaines de détenteurs d’une licence qui entament un tour de France des universités pour trouver une formation à la rentrée.

* www.trouvermonmaster.gouv.fr.

Une fac condamnée à inscrire un élève


C’est une première. Le tribunal administratif de Toulouse (Haute-Garonne) a condamné, le 19 juillet, une université pour le refus d’inscrire en master 1 de marketing un étudiant qui avait pourtant validé sa licence 3 dans cet établissement.
Le tribunal a motivé sa décision en se référant à la loi du 16 décembre 2016, qui ouvre le droit à la poursuite d’études supérieures en second cycle (master 1 et master 2) quand l’étudiant a validé son diplôme de licence. Cette loi veut que les universités fixent une capacité d’accueil et définissent des critères de sélection, ce qui n’avait pas été fait par l’administration de la faculté. Cette procédure, en référé d’urgence, a été déposée par M e Florent Verdier : « Le refus d’inscription est suspendu et mon client est inscrit en master 1. » Il reste à plaider, dans quelques mois, l’affaire sur le fond, car la mesure de référé d’urgence permet juste de suspendre une décision administrative, le temps que le dossier passe devant la justice.


Consultez aussi :

Entrée en master : les règles du jeu ont changé
Sélection à la fac : lancement d'un site internet pour trouver son master

Tanguy Lyonnet


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Le Parisien

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01.08.2017

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