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Du Samedi 15 septembre 2018 au dimanche 16 septembre 2018

Salle des fêtes

Place du Bicentenaire - 62860 Écourt-Saint-Quentin -
Exposition  "Un autre regard sur nos villages: Ecourt, Rumaucourt et Saudemont" - Journées du Patrimoine 2018

Présentation :
Les richesses de l'architecture des villages d'Ecourt, de Rumaucourt, et de Saudemont de 1700 à 1940, un héritage oublié.

LES RICHESSES DE L'ARCHITECTURE RURALE

ECOURT-SAINT-QUENTIN,

RUMAUCOURT,

SAUDEMONT.

UN AUTRE REGARD SUR NOS VILLAGES

Nos villages ont une longue histoire, dont les traces sont parfois effacées volontairement en raison de l'évolution des techniques de construction et de l'expansion démographique et économique mais aussi malheureusement nos communes ont subi des destructions massives dues aux guerres qui ont ravagé nos territoires.

L'urbanisme de nos villages a été fortement modifié avec la révolution industrielle et agricole qui a touché l'Europe, dès le XVIIIème siècle.

Les mutations économiques parties d'Angleterre, vont rapidement gagner la Belgique. Ces deux pays possèderont les premières économies tirant bénéfice de la révolution industrielle et agricole.

Notre région, au contact de ces deux pays, grâce à ses traditions commerciales et industrielles, et à ses ressources naturelles, connait la révolution industrielle et agricole à l'image de l'Angleterre et de la Belgique, lui conférant une parenté avec ses pays, encore visible aujourd'hui, retissant les liens historiques qui les rassemblaient (intégration de la région au sein des anciens Pays-Bas et échanges commerciaux privilégiés avec l'Angleterre).

Nos villages prospères dès le Moyen-Age, voient leur population augmenter à partir des années 1700 en raison de la révolution industrielle et agricole, qui interviendra beaucoup plus tard dans le reste de la France.

Le point culminant est atteint au XIXème siècle, et vers 1850, notre petite agglomération Ecourt-Rumaucourt-Saudemont compte 4000 habitants (respectivement 2000, 1200, 800).

En 1920, la population réinstallée après la guerre ne rassemble plus que 2200 âmes, et la croissance restera faible en raison d'une forte émigration des jeunes qui perdure à ce jour où le total des habitants atteint difficilement 2700.

L'expansion démographique jusqu'en 1910 s'est traduite par une extension des constructions et une densification, très typique d'un urbanisme nouveau où se rencontrent l'habitat agricole, l'habitat ouvrier, les demeures bourgeoises issues très souvent à la fois de l'agriculture et de l'industrie, et les bâtiments industriels intégrés dans tissu urbain. Car il est difficile de parler ici de villages de la « France profonde », mais plutôt de bourgs en zone rurale, où l'activité industrielle a forgé la typologie de l'habitat. La densité de l’habitat ouvrier s’est traduite par des constructions en « ruelles » ou « cours », perpendiculaires à la rue, et issues de la division en profondeur d’une parcelle en façade. Ce type d’habitat donne encore aujourd’hui un caractère particulier à ces villages.

La reconstruction des années 1920 se fera sur le prolongement des tendances urbaines et architecturales du siècle précédent, avec un apport indéniable de l'art décoratif, dans un contexte de qualité des constructions, bourgeoises, ouvrières ou agricoles, par l'emploi de matériaux qui un siècle plus tard montrent encore toute leur excellence et leur variété, dans le respect des traditions régionalistes, souvent revigorées en cette période.

Depuis 1945, la très modeste progression démographique, s'est accompagnée d'une mutation liée à la « décohabitation » des générations, qui voit une augmentation du nombre des constructions, souvent par vagues successives de lotissements.

L'emploi de procédés et de matériaux industriels dénature alors complètement le caractère habituel des constructions d'habitations, puis aussi des bâtiments agricoles. L'extension des villages est en rupture avec la tradition, avec la multiplication des pavillons individuels dont la conception industrialisée ôte toute référence au village.

Quelques habitations locatives et des réalisations individuelles ont su garder l'usage de matériaux (briques, tuiles) qui s'inscrivent dans la continuité.

L'industrie existante depuis des décennies a disparu et laisse des friches, dont certaines sont reconquises pour un usage urbain en particulier à Ecourt. Nos trois villages ont perdu une grande partie de leur identité depuis un demi-siècle mais malgré certaines réhabilitations destructrices galvaudant leur patrimoine, ils ont conservé de nombreuses maisons antérieures à 1940 qui témoignent encore aujourd'hui de leur richesse architecturale.

Partons à leur découverte........et à la recherche de notre patrimoine sauvegardé.

La manifestation organisée par le cercle d’études historiques d’Ecourt-St- Quentin, se déroulera en trois temps, d’abord à Ecourt, lors des journées du patrimoine (15-16/09), puis un mois plus tard 27-28/10), à Rumaucourt, et un week-end de novembre (24-25/11) à Saudemont.

Une exposition sera présentée à ces occasions : 40 panneaux photographiques regroupant plus de 200 photos, avec commentaires.

Un diaporama animera l’exposition.

Une revue reprenant les photos (catalogue de l’exposition) sera en vente auprès des visiteurs.

Entrée gratuite

[Source: Ministère de la Culture](http://journeesdupatrimoine.fr/)

Horaires :
15/09 de 11h00 à 13h00
15/09 de 14h00 à 18h00
16/09 de 11h00 à 13h00
16/09 de 14h00 à 18h00

Journées Européennes du Patrimoine 2018
Thèmes : Lieu de spectacles, sports et loisirs

Adresse : Salle des fêtes; Place du Bicentenaire - 62860 Écourt-Saint-Quentin

Evénement proposé dans le cadre des Journées du Patrimoine 2018
Source: Ministère de la Culture et de la Communication / journeesdupatrimoine.fr

Contact :
plan Exposition  "Un autre regard sur nos villages: Ecourt, Rumaucourt et Saudemont" - Journées du Patrimoine 2018
Evénement / Visuel proposé par LE PARISIEN ETUDIANT